Histoire de l'esclavage
en 8 dates clés
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Fondation de la Gazette de Québec par William Brown; les premières annonces de personnes en esclavage à vendre et en fuite seront publiées peu après.
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Fuite de Charlotte, une femme africaine en esclavage. Le juge James Monk refuse de la condamner citant un flou juridique concernant le statut de cette pratique. Il refusera de punir tous les personnes asservies en fuite qui lui seront présentés par la suite; c’est ce qui précipitera la fin de l’esclavage au Bas-Canada (Québec) au début du 19e siècle.
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Abolition formelle de l’esclavage dans l’Empire britannique; il y a déjà une trentaine d’années que l’esclavage a amorcé sa disparition au Bas-Canada.
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Abolition de l’esclavage aux États-Unis suite à la Guerre de Sécession. Entre les années 1820 et 1860, plus de 30 000 personnes en esclavage ont trouvé refuge au Canada à travers, notamment, le Chemin de fer clandestin (Underground Railroad).
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Arrivée de Mathieu da Costa avec Samuel de Champlain. Un homme noir, libre, et interprète entre les Autochtones et les Européens.
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Arrivée d’Olivier Le Jeune à Québec, premier Africain en esclavage résidant au Canada.
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Mathieu Léveillé, un Martiniquais en esclavage, est bourreau de la Nouvelle-France.
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Marie-Joseph-Angélique, une femme noire en esclavage, est exécutée par ce dernier pour avoir incendié une partie de la ville de Montréal.
fugitifs! l’exposition
De l'esclavage aux droits
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Achetées et vendues, léguées, données, louées ou échangées sans égards pour leurs liens familiaux et conjugaux, les personnes maintenues en esclavage étaient traitées comme des biens.
Les personnes en esclavage n’ayant pas plus de droits que les bêtes ou les choses, les esclavagistes tiraient profit de leur travail forcé, de leur corps (violences sexuelles) et de leur reproduction (appropriation des enfants nés en esclavage, souvent issus de viols par les esclavagistes) sans aucune restriction.
Déracinées de leur communauté, séparées de leurs parents et enfants, méprisées, négligées, affamées, menacées, violentées, enfermées et violées sans recours, les personnes asservies étaient nombreuses à tenter la fuite.
Cette fuite, acte de résistance contre l’injustice est alors considéré comme un acte de désobéissance et d’insubordination condamnable par les esclavagistes. -
L’esclavage est une situation de déni absolu de droits humains qui permet de saisir toute leur importance.
Privée de droits, toute personne en esclavage se trouve condamnée à exécuter les volontés des esclavagistes, même si elles provoquent sa mort.
C’est pour mettre fin à de tels abus que les droits humains ont été proclamés, garantissant à chaque personne humaine un ensemble de droits et libertés dont on ne peut la priver, de sa naissance à sa mort.
En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme proclamait que «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»
Pour sa part, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques entré en vigueur en 1966 interdit l’esclavage sous toutes ses formes et réaffirme les principes des droits et libertés fondamentaux.
Au Québec, la Charte canadienne des droits et libertés de même que la Charte des droits et libertés de la personne sont les instruments juridiques qui les protègent.
Découvrez ces droits et libertés tout au long de votre visite.

