Histoire de l'esclavage
en 8 dates clés
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Fondation de la Gazette de Québec par William Brown; les premières annonces d’esclaves à vendre et en fuite seront publiées peu après.
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Fuite de Charlotte, l’esclave de Jane Cook. Le juge James Monk refuse de la condamner citant un flou juridique concernant le statut de l’esclavage. Il refusera de punir tous les esclaves en fuite qui lui seront présentés par la suite; c’est ce qui précipitera la fin de cette pratique au Bas-Canada (Québec) au début du 19e siècle.
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Abolition formelle de l’esclavage dans l’Empire britannique; il y a déjà une trentaine d’années que l’esclavage a cessé au Bas-Canada.
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Abolition de l’esclavage aux États-Unis suite à la Guerre de Sécession. C’est ainsi que dans la soixantaine d’année qui sépare la disparation de l’esclavage en Amérique du Nord britannique et aux États-Unis, plus de 30 000 d’esclaves ont trouvé refuge au Canada à travers, notamment, le Chemin de fer clandestin (Underground Railroad).
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Arrivée de Mathieu da Costa avec Samuel de Champlain. Un homme noir, libre, et interprète entre les Autochtones et les Européens.
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Arrivée d’Olivier Le Jeune à Québec, premier esclave africain résidant au Canada.
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Mathieu Léveillé, un esclave martiniquais, est bourreau de la Nouvelle-France.
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L’esclave Marie-Joseph-Angélique est exécutée par ce dernier pour avoir incendié une partie de la ville de Montréal.
fugitifs! l’exposition
De l'esclavage aux droits
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Achetées et vendues, léguées, données, louées ou échangées sans égards pour leurs liens familiaux et conjugaux, les personnes maintenues en esclavage étaient traitées comme des biens.
Les esclaves n’ayant pas plus de droits que les bêtes ou les choses, leurs propriétaires tiraient profit de leur travail forcé, de leur corps (violences sexuelles) et de leur reproduction (appropriation des enfants nés d’esclaves, souvent issus de viols par les propriétaires) sans aucune restriction.
Déracinées de leur communauté, séparées de leurs parents et enfants, méprisées, négligées, affamées, menacées, violentées, enfermées et violées sans recours, les personnes asservies étaient nombreuses à tenter la fuite.
Cette fuite, acte de résistance contre l’injustice est alors considéré comme un acte de désobéissance et d’insubordination condamnable par les propriétaires. -
L’esclavage est une situation de déni absolu de droits humains qui permet de saisir toute leur importance.
Privée de droits, toute personne en esclavage se trouve condamnée à exécuter les volontés de ses maîtres, même si elles provoquent sa mort.
C’est pour mettre fin à de tels abus que les droits humains ont été proclamés, garantissant à chaque personne humaine un ensemble de droits et libertés dont on ne peut la priver, de sa naissance à sa mort.
En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme proclamait que «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»
Pour sa part, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques entré en vigueur en 1966 interdit l’esclavage sous toutes ses formes et réaffirme les principes des droits et libertés fondamentaux.
Au Québec, la Charte canadienne des droits et libertés de même que la Charte des droits et libertés de la personne sont les instruments juridiques qui les protègent.
Découvrez ces droits et libertés tout au long de votre visite.